8- Le dessin du mouvement au crayon 2/2

Nous avons vu dans le billet précédent que Michel plaçait le tourbillon et le barillet dans son mouvement. Certains paramètres doivent être déterminés avant de relier ces éléments par un train de rouages.

Premièrement, il faut choisir la fréquence d’oscillation de l’élément régulateur. L’option retenue est de le faire battre à 18’000 alternances/heure (2,5 Hz), compromis idéal offrant une grande visibilité du va-et-vient du balancier sans pour autant nuire à la performance chronométrique.

Deuxièmement, la rotation de la cage du tourbillon s’effectuera en 1 minute. Cette révolution en 60 secondes serait idéale pour servir d’indicateur de secondes.

Troisièmement, il faut déterminer le nombre de dents de la roue d’échappement. Le choix s’est porté sur 15 dents, option engendrant une roue généreuse en diamètre, pour rester en accord avec une visibilité idéale des différents éléments du tourbillon. Ces trois choix (grand tourbillon, rotation en 1 minute et grande roue d’échappement) sont un clin d’œil aux grands horlogers du XIXe siècle.

Michel m’explique maintenant par un petit croquis les rouages qui relient le barillet au tourbillon.

  1. Le barillet
  2. Le mobile de grande moyenne (ensemble pignon + roue)
  3. Le mobile de moyenne (ensemble pignon + roue)
  4. La cage

Sans oublier la roue d’échappement et la roue fixe qui ont leur importance dans les calculs, mais que nous aborderons ultérieurement.

On peut encore ajouter les caractéristiques des pignons et des roues :

  • Le nombre de dents (pour les roues ou d’ailes pour les pignons)
  • La taille des dents ou des ailes (conditionnée par la force qu’elles reçoivent)
  • Le diamètre des mobiles (donc l’encombrement dans le mouvement)

Nous voilà dans le vif du sujet. Moi qui n’ai jamais eu de grandes dispositions pour les mathématiques pense que cette aventure va me réconcilier avec le calcul, tant cela me semble passionnant. A très bientôt pour aborder ce vaste sujet qui m’est inconnu. J’imagine qu’il en est de même pour certain d’entre vous, chers amis.

Bien à vous,

Nicolas Maillechort